La chapelle

La chapelle Saint Colomban

SAINT COLOMBAN

ST COLOMBAN est né en Irlande 515. Il  entra à l’âge de 15 ans au monastère.
Il a exercé une influence considérable sur tout l’occident européen et son culte s’est implanté très tôt en Bretagne grâce aux moines Celtes.
Il fut le soleil de la chrétienté occidentale du VI siècle.
Avec 12 de  ses compagnons, aux alentours de l’an 570, il passa en GAULE.
IL ouvrit un monastère à LUXEUIL en HAUTE SAÔNE vers l’an 590.
Ce monastère donna naissance à quatre couvents : REMIREMONT, JUMIEGES, SAINT OMER FONTAINE .
En 610 il reprend  ses voyages vers NANTES, MEAUX, METZ, LA SUISSE, L’AUTRICHE, MILAN en ITALIE.
Il s’installe définitivement à BOBBIA au sud de MILAN où il fit ériger un monastère.
Il mourut le 23 novembre 615. Nous avons fêté les 1400 ans de sa mort dans cette chapelle le  23 novembre dernier et nous  ferons de même chaque année le jour de sa fête.
ST COLOMBAN est invoqué pour obtenir la guérison des maladies mentales.
Au fond de la chapelle il y avait  jadis une cavité dans laquelle on introduisait la tête.
En novembre 2011 le PAPE BENOIT XVI à nommé ST COLOMBAN patron des motards en hommage à la course de motos du MONT PENICE en ITALIE (sur son sommet se trouve une chapelle ST COLOMBAN).

LA CHAPELLE ST COLOMBAN

La chapelle ST COLOMBAN est bâtie  sur un renflement dominant la baie de QUIBERON.

C’ est un édifice de style gothique avec des thèmes de la renaissance.

Il y eu autrefois un manoir en cet endroit (il n’en reste  plus aucune trace aujourd’hui).

Un membre de la famille De LARLAN fut recteur de CARNAC de 1585 à 1600.

C’est de cette époque que daterait la chapelle.

La construction  aurait commencé en 1575 (date sur un fronton d’une porte).

Le fronton nord indique 1621, date probable d’achèvement.

En 1795 à l’époque de la Révolution cette chapelle servait de caserne.

Les statues qui ornaient  l’édifice  religieux ont alors disparu.

Les peintures rudimentaires sur le mur représentent des vaisseaux de haut bord.

Certain pensent que c’est l’œuvre de prisonniers royalistes incarcérés dans la chapelle après la capitulation des Émigrés lors du débarquement de la plage de Lègenése en 1795.

Pour d’autres ce serait un ex-voto de reconnaissance de marins qui auraient échappé a un naufrage ou à un abordage.

Entre 1944  un tir d’artillerie des Allemands s’abattit sur le hameau de ST COLOMBAN.

La toiture fut très abîmée, des carreaux cassés.

Des traces sur la façade sud subsistent.

La chapelle ST COLOMBAN demeura une douzaine d’années en cet état pantelant, aggravé par un défaut d’entretien.

Il fallut l’intervention de JEAN BLANCHARD conseiller à l’ambassade de FRANCE à DUBLIN.

Il composa lui-même une œuvre poétique et musicale (MYSTÈRE DE SAINT COLOMBAN) retraçant la vie de l’apostolat du grand moine IRLANDAIS.

Le 18 Juillet 1954 au soir, sur le parvis de la chapelle, ce spectacle fut interprété par des membres de la célèbre troupe JEAN-LOUIS BARRAULT et plusieurs CARNACOIS et ce en présence d’une foule de spectateurs et  nombreuses personnalités.

Le lendemain eut lieu une autre représentation et la recette servit à la réfection de la chapelle.

Le maire de l’époque était PAUL VAILLANT.

La chapelle fut à nouveau rénovée en 1956.

Le recteur de CARNAC était le chanoine THOMAS.

Le porche côté ouest fut définitivement bouché.

LA NEF

Elle est éclairée par une grande verrière à meneaux.

Ils sont de forme simple de style gothique.

Adossé au mur un autel en granit avec une table monolithe  de 4m60 de long et 0m80 de large et 30 cm épaisseur.

De chaque côté de l’autel sont placée deux petites niches comprenant un sacraire servant à mettre les livres sacrés et une crédence avec piscine permettant  au célébrant de se laver les mains avant l’Eucharistie.

La voûte est en bois avec poutres apparentes à tête de crocodiles et sablières sculptées.

Au fond de la nef une porte donne accès à l’escalier à vis permettant de monter au clocher.

En 1965 un autel en bois fut installé.

Il a été enlevé en 2015 pour remettre en valeur le maître-autel, remarquable par ses dimensions.

Côté sud une chapelle latérale séparée de la nef, possède une entée indépendante.

C’était peut –être une chapelle seigneuriale privative.

On y trouve également un autel en granit .Le tout est bien éclairé par des vitraux.

LES STATUES

SAINT COLOMBAN

Statue en bois polychrome.

Elle représente ST COLOMBAN en père abbé et daterait de la fin du XVIII siècle.

Elle a été restaurée depuis.

LA VIERGE MARIE

Statue en bois polychrome à côté de ST COLOMBAN au-dessus du grand autel.

Tunique blanche et manteau bleu elle daterait du XVI siècle et proviendrait de  l’église paroissiale.

SAINT JEAN

Statue en polychrome à côté de la VIERGE MARIE. De petite taille elle est également du XVI siècle  et proviendrait d’une poutre de gloire.

SAINT VINCENT FERRIER

Statue en bois polychrome, elle viendrait de l’antique sanctuaire de KERGROIX.

Elle date du XVII siècle.

Restaurée début avril 2016 par GUY KERAUDRAN artiste peintre et sculpteur.

Elle se trouve côté ouest.

SAINT CORNELY

La statue se trouvait au-dessus  du porche ouest de l’église paroissiale.

Elle date du XVIII siècle et a été restaurée en 1987 par l’artiste peintre GUY KERAUDRAN.

LE CHEMIN DE CROIX

A été réalisé par DIDIER PERSON en 2015 selon le chemin croix de PAUL CLAUDEL.

SAINT COLOMBAN

Statue en granit.

Sculptée et offerte par PIERRE MORICE le 23 novembre 2015 pour les 1400 ans de la mort de SAINT COLOMBAN.

LE TABLEAU

Dans la chapelle latérale, il représente le pardon de SAINT CORNELY.

Offert par son auteur  M. EIFEL en 1959.

SAINT LAURENT

En bois polychrome restaurée, elle représente l’un des deux patrons de l’ancien oratoire du MOUSTOIR .

Elle est venue s’exiler dans la chapelle SAINT COLOMBAN après la seconde guerre mondiale.

LA STATUE INCONNUE

La main droite a disparu, elle date du XVI siècle.

LA PLAQUE COMMÉMORATIVE

Collée au mur, elle rappelle les noms de la section de SAINT COLOMBAN morts au cours de la première guerre mondiale.

LE CHRIST

Dans le cœur, il est en bois polychrome.

Plusieurs éléments sont absents tels les bras et la croix.

Le christ porte une couronne d’épines.

Elle est peut-être du XV siècle.

L’ÉDIFICE RELIGIEUX

La chapelle est inscrite à l’inventaire supplémentaire  des MONUMENTS  HISTORIQUES depuis le 13 février 1928.

C’est un édifice de style gothique avec des thèmes de la RENAISSANCE.

LA FAÇADE NORD

Les portes sont en anses de panier ouvragés et décorées d’une gracieuse accolade à choux frisé, et encadrée de pilastres à crochets.

Au fronton est inscrite la date de 1621 sous un blason où figure une croix chargée de neuf macles à cristaux, d’un même espace minéral, mais orientés différemment.

Ce sont les armoiries de la famille DE LARLAN.

A droite de la porte de la façade nord se trouve un autre blason à trois oiseaux, présenté par deux anges à genoux.

LA FAÇADE SUD

Un autre blason d’une sculpture semblable à celui de la façade nord. Les oiseaux sont soutenus par des personnages.

LA FAÇADE OUEST

Le pignon Ouest et son clocher

Sur le pignon OUEST qui supporte le clocher, un grand chevron à feuilles de choux s’appui sur deux animaux.

Une pierre porte la date de 1771 (probablement celle d’une restauration).

Le chevet est plus riche avec sa grande baie  sous une accolade de feuilles de choux.

LES REMPARTS DU TOIT

Les remparts comportent la même ornementation de feuillage avec un lion à un angle et un monstre marin à l’autre.

Aux quatre coins de l’édifice, de robustes contreforts en pierres de taille, sont surmontés de pinacles ouvragés, malheureusement endommagés.

LE CLOCHER

Le clocheton au-dessus du pignon OUEST est carré, doublé d’une tourelle ronde et surmonté d’une flèche gothique.

Les archives paroissiales indiquent que le 16 juillet 1843, le clocher fut nanti d’une cloche qui succédait à celle confisqué par les RÉVOLUTIONNAIRES.

Elle rendait l’âme en 1876 et l’année suivante le 2 février 1877,  elle fut remplacé par l’abbé JOSEPH LE BARON.

En 1923 cette cloche était hors d’usage.

Une autre cloche fut remise  en place le 24 février 1924, par l’abbé MARTIN.

En 1980 la cloche est rongée par les intempéries.

Des démarches sont effectuées et en 1984 la cloche reprendra vie.

L’ensemble est classé MONUMENTS HISTORIQUES depuis le 24 mai 1966.